COMPAGNIE

La Compagnie Nasser Djemaï c'est, Nasser Djemaï - acteur, auteur et metteur en scène, mais aussi :
Des comédiens et comédiennes : Fatima Aibout | Clémence Azincourt | Zakariya Gouram | Martine Harmel | Issam Rachyq-Ahrad | Lounès Tazaïrt | David Arribe | Angelo Aybar | Azzedine Bouayad | Azize Kabouche | Kader Kada | Anthony Audoux | Sophie Rodrigues | Coco Felgeirolles | Chantal Trichet | David Migeot | Peter Bonke | François Lequesne |
Des dramaturges comme Natacha Diet | Marilyn Mattéï |
Des assistants  à la mise en scène : Benjamin Moreau | Pénélope Lucbert |
Des créateurs : Alice Duchange et Michel Geldry, scénographie | Claire Roygnan et Quentin de Courtis, vidéo | Marie La Rocca, Marion Mercier et Benjamin Moreau, costumes | Cécile Kretschmar et Sylvie Giudicelli, maquillage | Frédéric Minière et Alexandre Meyer, son | Renaud Lagier et Kevin Briard, lumières |
Une équipe technique : Lellia Chimento, direction technique, régie générale et plateau  | Arnaud Monnet, régie plateau | Stéphanie Gouzil et Aby Mathieu, Régie lumière | Grégoire Chomel et David Dubost, régie son et vidéo | Mado Cogne et Anthony Schmitt, machinerie |
Une équipe administrative : Céline Martinet, administration - production & communication | Juliette Rambaud et Alexandre Slyper, production et administration de tournée |
Des collaborateurs extérieurs : Scène Gestion conseil - Sophie Le Jeune Berger et Laurent Ribault, comptabilité | Tapioca - Yann De Sousa, captations vidéo et montage |
La Compagnie Nasser Djemaï est conventionnée par le ministère de la Culture - D.R.A.C. Auvergne-Rhône-Alpes au titre du dispositif compagnies à rayonnement national et international. Elle est également subventionnée par la Région Auvergne-Rhône-Alpes, le Conseil départemental de l'Isère, Grenoble-Alpes Métropole et la Ville de Grenoble. 

 

“Le présent nous étouffe et déchire les identités. C'est pourquoi je ne trouverai mon moi véritable que demain, lorsque je pourrai dire et écrire autre chose. L'identité n'est pas un héritage, mais une création. Elle nous crée, et nous la créons constamment. J'essaie d'élever l'espoir comme on élève un enfant. Pour être ce que je veux, et non ce que l'on veut que je sois.”

Mahmoud Darwich

L’absence nourrit les fantasmes et j’ai le sentiment d’avancer à travers des gouffres d’absences. Comme si au fond de mon être, des bibliothèques entières, des chants, des danses, des rites, des contes et légendes avaient disparu dans un immense incendie. Je m’intéresse surtout à tout ce qui ne se voit pas : à l’invisible !

Entre les lignes, l’envers du décor : voilà pourquoi je suis autant fasciné par les hôpitaux, les prisons, les cimetières et asiles pour fous, les égouts, les maisons de retraite, les marginaux, les foyers d’immigrés, le monde souterrain et le cosmos… Toutes ces présences que nous cherchons à ignorer.

J’ai grandi à la marge, comme si je devenais moi-même un fantôme. Un sentiment de vide, avec l’histoire de mes parents qui ne s’est jamais racontée, ou si peu… C’est ce qui explique ce besoin impérieux que j’ai de porter des récits universels, de changer les regards les uns sur les autres, de participer à la construction d’une mémoire collective. J’ai l’impression de parler une infinité de langues, de vivre dans une multitude de civilisations et d’appartenir à plusieurs planètes à la fois. Mais je ne peux raconter ces histoires qu’en étant dans un interstice, à l’orée d’une nouvelle contrée. Un nouvel espace où toutes les règles se réinventent, où le temps devient élastique et s’étire vers un monde de tous les possibles, le monde de la création.

Nasser Djemaï